Fantastique

La Digue (Blackwater, tome 2), de Michael McDowell

Genre : Fantastique.
Première édition : 2022 en VF (The Levee, 1983 en VO).
Présentation de l’éditeur : « Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot de conséquences : main d’œuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes.
Pendant ce temps, dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarche, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer.
Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles
. »

Ma chronique :

Pour ce second volet de Blackwater, la série littéraire en vogue cette année, nous retrouvons les Caskey en 1922 à Perdido. Mary-Love, toujours aussi hostile à Elinor, s’occupe jalousement de sa petite-fille Myriam, et invite l’ingénieur responsable des études de la future digue, Early, à emménager chez elle le temps des travaux. Tout le monde sait qu’Elinor rejette la digue — sans en comprendre la raison — et les deux femmes se livrent à une sourde lutte, sans affrontement spectaculaire mais pas sans coup d’éclat.

Elinor, créature de la rivière, est à nouveau enceinte, et continue à s’installer dans la vie de cette petite ville dépendante des aciéries de trois grandes familles. L’auteur nous évoque encore une fois ce temps révolu où les classes sociales étaient figées, les domestiques noirs étaient considérés comme des objets et les riches femmes blanches intriguaient en coulisse.

Sa plume soignée est digne des grandes sagas familiales, avec cette touche de fantastique effrayant qui sort du lot : Elinor représente l’eau sauvage, celle qui tue, tandis que l’ingénieur Early personnifie la terre qui protège. Au milieu d’une galerie de personnages marquants, les événements se succèdent, tantôt anodins, tantôt dramatiques. Mention spéciale au sacrifice final, glaçant, où Elinor démontre au lecteur sa cruauté et son égoïsme. Mais l’auteur suggère que sa victime n’a pas dit son dernier mot, alors, vive la suite !

Autres chroniques dans la blogosphère : Gromovar, l’Ours Inculte, l’Œil Noir, Lorhkan, Kwalys,

La Crue (Blackwater, tome 1)
La Digue (Blackwater, tome 2)
La Maison (Blackwater, tome 3)
La Guerre (Blackwater, tome 4)
La Fortune (Blackwater, tome 5)
La Pluie (Blackwater, tome 6)

2 réflexions au sujet de “La Digue (Blackwater, tome 2), de Michael McDowell”

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