Fantasy, High Fantasy

Contes de Terremer (Cycle de Terremer, tome 5), d’Ursula Le Guin

Genre : Fantasy.
Première édition : 2001 (Tales From Earthsea).
Présentation de l’éditeur : « Terremer est un nom magique, mais Terremer est d’abord un lieu magique, ensorcelé, un chapelet d’îles. La plus étrange et la plus puissante est l’île de Roke, qui abrite l’école des sorciers. Car, dans le monde de Terremer, la sorcellerie est une science qui se pratique selon des règles strictes. Ursula Le Guin est revenue explorer sa création dans ces contes qui se situent avant, entre ou après les événements décrits dans Terremer, publié dans la même collection. »

Ma chronique :

Près de 10 ans après Tehanu, Ursula Le Guin se replonge dans Terremer pour imaginer des récits approfondissant d’autres facettes de son univers. Elle nous propose dans ce tome (le cinquième de la saga, et non le troisième comme le suggèrent des éditeurs qui ont « fusionné » les trois premiers romans) cinq nouvelles où on retrouve cette ambiance unique rappelant les contes d’antan, regorgeants de symbolique. Cinq histoires de magiciens découvrant ou explorant leurs pouvoirs.

Le trouvier : 600 ans avant la saga qu’on connaît, le monde de Terremer est bien différent et la magie, détournée pour se mettre au service des seigneurs de la guerre, est mal vue par la population. Dans ce contexte défavorable, Loutre est un fils d’une famille de charpentiers et possède un don qu’il doit cacher… Personnage modeste né à une époque où la formation des mages n’était pas formalisée, son parcours — qui marquera l’histoire de la magie à Terremer — commence dans un climat très sombre : ainsi on pénètre dans des mines de mercure où de jeunes esclaves meurent empoisonnés par le métal qu’ils extraient.

Rosenoire et Diamant : Diamant est le fils d’un riche marchand ambitieux. Mais son père découvre qu’il a des dons, et se demande quel grand avenir préparer pour son fils, alors que celui-ci, de tempérament plus modeste, se lie avec Rosenoire, la fille d’une sorcière. Courte nouvelle qui met en lumière les choix à assumer pour ceux qui veulent devenir mages, la magie ne se mariant pas avec la musique ou les affaires, et un mage ne s’alliant pas avec une sorcière.

Les Os de la terre : Dulce, le vieux magicien de Re Albi qui a des relations faussement distantes avec le jeune sorcier Silence, recherche où sera l’épicentre du prochain tremblement de terre de l’île.

Dans le grand marais : dans une région isolée et humide en hiver, le bétail tombe malade. Un guérisseur vient proposer son aide, mais cet homme semble hors du monde et de la société.

Libellule : une jeune fille d’une ancienne famille puissante grandit à l’écart avec son père, homme amer sur la perte des richesses et du pouvoir de ses ancêtres. Naïve, ignorante et pataude, elle attire l’attention d’un jeune magicien qui souhaite la séduire. Pourtant, Libellule sait qu’elle un a talent, sans savoir lequel, et elle veut aller à Roke pour le découvrir.

Dans ces nouvelles, nous rencontrons parfois des personnages ou des principes déjà dévoilés dans les tomes précédents : même si elles sont indépendantes, il est préférable de les lire après les quatre premiers volumes du cycle. Elles raviront ceux qui apprécient la plume évocatrice de l’auteure et ses récits empreints de symbolique à décrypter.

Le Mot de déliement (Cycle de Terremer, nouvelle indépendante)
La Règle des noms (Cycle de Terremer, nouvelle indépendante)
Le Sorcier de Terremer (Cycle de Terremer, tome 1
Les Tombeaux d’Atuan (Cycle de Terremer, tome 2)
La fille d’Odren (Cycle de Terremer, nouvelle indépendante)
L’Ultime Rivage (Cycle de Terremer, tome 3)
Tehanu (Cycle de Terremer, tome 4)
Contes de Terremer (Cycle de Terremer, tome 5)
Le Vent d’ailleurs (Cycle de Terremer, tome 6)
Au coin du feu (Cycle de Terremer, nouvelle indépendante)

4 réflexions au sujet de “Contes de Terremer (Cycle de Terremer, tome 5), d’Ursula Le Guin”

  1. « il est préférable de les lire après les quatre premiers volumes du cycle » : et avant « Le Vent d’ailleurs », pour une certaine raison. ^^
    Un excellent recueil, à l’image du cycle. Tu as une nouvelle préférée dans les cinq ?

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, la dernière nouvelle de ce recueil doit être lue avant « Le Vent d’Ailleurs » !
      J’ai beaucoup aimé « dans le marais » pour son ambiance et son univers : une région humide en hiver, un village de paysans loin de tout confrontés à la maladie du bétail, un guérisseur mystérieux et pétri de sentiments diffus. J’étais complètement dans le village, avec les personnages.

      Aimé par 1 personne

    1. Je lis la saga dans la version Intégrale des éditions J’ai Lu, car il comporte les 6 romans (avec « Contes de Terremer » et « Le Vent d’ailleurs ») et les 4 nouvelles de l’univers, dont 2 courtes nouvelles qu’Ursula Le Guin a écrit peu avant sa mort : et à ma connaissance c’est la seule édition française à proposer ces 2 dernières nouvelles (« La Fille d’Odren » et « Au coin du feu »).

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s