Fantastique

1Q84 – Livre 3 – Octobre-Décembre, de Haruki Murakami

Mon avis : 19/20.

Genre : Fantastique.
Première édition : 2009 (いちきゅうはちよん, Ichi-kyū-hachi-yon).
Présentation de l’éditeur : « Ils ne le savaient pas alors, mais c’était là l’unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n’être pas aux couleurs de la solitude.
Le Livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d’Ushikawa.
Et pose d’autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ?
Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls…
« 

Ma chronique :

Ce tome qui clôt la saga prend son temps, plus que dans les livres précédents. Aomamé reste cachée dans un studio impersonnel de passage, espérant chaque soir revoir Tango. Celui-ci, quant à lui, passe de longues journées auprès de son père comateux, espérant revoir la chrysalide qui contenait la jeune Aomamé.

Heureusement, pour insuffler du dynamisme au récit, l’auteur nous fait suivre l’enquête d’Ushikama. Cet ancien avocat devenu détective privé, laid et tout aussi solitaire que les personnages sur lesquels il enquête, met du piment dans l’histoire et permet de faire le lien entre nos deux héros.

Et finalement, Aomamé et Tango se retrouveront-ils ?

Haruki Murakami a une plume qui s’attarde en décrivant les petits gestes de chaque journée plutôt que d’aller immédiatement vers l’instant où une action se déroule. Mais c’est tellement bien écrit que le lecteur se laisse prendre. Chaque protagoniste repense au passé, refait chaque jour les mêmes choses… Tout en avançant petit à petit dans la compréhension de ce qui lui arrive.

C’est un roman où le lecteur doit savoir être patient, mais cela en vaut la peine, pour découvrir un Japon à la fois réaliste et teinté d’une touche de fantastique que je n’ai trouvé nulle part ailleurs.

Mon avis : 19/20.

2 réflexions au sujet de “1Q84 – Livre 3 – Octobre-Décembre, de Haruki Murakami”

  1. A chaque fois que je vois 1Q84 marqué quelque part je ne peux m’empêcher d’entrevoir en un graphisme presque voisin le 1984 d’Orwell. Il y a un rapport entre les deux ? De la même manière le « La réalité est-elle jamais véritable ? » de la présentation éditoriale me fait penser à P.K. Dick.

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  2. Le titre fait effectivement référence au roman d’Orwell, mais nous sommes dans une ambiance très différente. Ce n’est pas une dystopie au sens classique du terme.
    Quant au terme de la perception de la réalité chère à Philip K. Dick, on le retrouve un peu dans 1Q84, mais traité différemment : les protagonistes se rendent compte qu’ils sont dans un monde parallèle, très proche du nôtre mais avec des éléments de fantastique.

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