Post-apocalyptique, Science-Fiction

Resilient Thinking, de Raphaël Granier de Cassagnac

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 2022.
Présentation de l’éditeur : « À Zanzibar, les derniers humains tentent de reconstruire une société apaisée après la catastrophe causée par les consciences artificielles. Quand l’une d’elles revient d’un long exode spatial, la peur d’une nouvelle apocalypse se manifeste chez les héritiers des premiers survivants. Accompagnée d’un passager, elle prétend que sa volonté est de protéger l’humanité. Qui croire ? La légende ou la machine ?
Motivés par leur soif de connaissances et l’apport d’un nouveau patrimoine génétique, les Résilients s’aventurent sur des territoires inexplorés et engagent leurs forces dans une épopée qui déterminera la survie de l’humanité.
Avec Resilient Thinking, Raphaël Granier de Cassagnac nous embarque dans l’ultime confrontation entre l’intelligence artificielle et l’humanité. Un roman d’action et de réflexion sur les conditions d’une survie presque utopique et d’un possible futur de nos relations à nos propres créations, qu’elles soient machines ou transhumaines.
« 

Ma chronique :

Plusieurs siècles après qu’un virus a anéanti la quasi-totalité de l’humanité, les descendants de six rescapés vivent en autarcie à Zanzibar. La communauté se monte maintenant à plusieurs dizaines de milliers d’individus qui se croient les uniques représentants de la race humaine. Ils ont organisé leur société en caste de métiers visant à la fois à la perpétuation de l’espèce, mais aussi à la maintenance des engins qu’ils récupèrent, et à la conservation du savoir grâce à une tablette qui contient Lia, une IA qui leur est dévouée et qui est coupée de tout autre système informatique. La communauté se tient éloignée des Bulles (dômes géants créés pendant le cataclysme et qui ont échoué à protéger les humains qui vivaient à l’intérieur), car elles sont contrôlées par des IA qui envoient des drones tueurs en cas d’approche. Les IA sont même soupçonnées d’avoir déclenché l’apocalypse. Mais les règles strictes et le système de castes ne plaisent pas à tous : des groupuscules de dissidents se cachent, épient et rassemblent des armes.

Un beau jour, une fusée spatiale descend et atterrit à Zanzibar. En sort un humain dans un exosquelette, humain qui vient du vaisseau Odyssée où il vit avec une vingtaine d’adultes et quelques enfants. Le vaisseau est entretenu par l’intelligence artificielle Caïn qui, de fait, contrôle la vie à bord. Caïn ne reçoit plus d’information des IA de la dernière Bulle qui était encore active, à l’est des États-Unis, et il vient de détecter la communauté de Zanzibar : l’équipage a décidé d’envoyer un des leurs à la rencontre de ces humains du sol.

Les derniers (comité restreint des chefs de la communauté) sont suspicieux : n’est-ce pas un piège de Caïn, cette IA qui communiquait avec ses semblables des Bulles ? Les Bulles sont dangereuses, donc comment s’assurer que les humains du vaisseau ne sont pas manipulés ? En même temps, ceux-ci représentent un réservoir génétique qui serait salvateur !

Commence une aventure mouvementée dans un roman choral, racontée par cinq humains et les deux IA. La plupart ont des personnalités affirmées : le vieux sage, la médecin obsédée par la perpétuation de l’espèce, la femme battante qui va de l’avant, le passionné qui veut redécouvrir les techniques d’avant l’apocalypse, le jeune chef arrogant, mais qui a un bon fond, et bien sûr les deux IA, Lia qui ne pense qu’au bien des humains qu’elle sert depuis des siècles et Caïn qui s’ennuie dans son immortalité. Les responsables de la communauté se méfient sans cesse de ce dernier et le soupçonnent de comploter avec les IA des Bulles.

Récit d’un monde post-apocalyptique où un embryon d’humanité a commencé à reconstruire un avenir, mais reste très fragile, et où le danger des IA plane, ce roman se lit avec fluidité. Les scènes d’action sont servies par une plume nerveuse, l’intrigue avance rapidement et les acteurs de cette aventure sont convaincants. Le tout forme une lecture agréable.

Ce livre est en réalité le troisième dans un univers imaginé par l’auteur. Je n’ai pas lu les précédents, et cela n’a posé aucun problème de compréhension : il peut être lu indépendamment des autres, comme le souligne l’éditeur.

Cette chronique est écrite dans le cadre d’un service presse.

Autres chroniques dans la blogosphère : Yogo, Elwin, Tigger Lilly, le nocher des livres, Tachan, Elwyn,

11 réflexions au sujet de “Resilient Thinking, de Raphaël Granier de Cassagnac”

  1. Coucou, merci de ta chronique qui fait chaud au coeur ! Pour la postérité (et une éventuelle ré-impression), les fautes d’orthographe sont  » investie  » sur la première page, et  » a sillonné  » page 87, ou tu en as dénichée une autre ?

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Raphaël.
      Les deux erreurs sont bien celles que tu cites. Pour la postérité, au cas où ma chronique serait lue par une IA du futur, je supprime mon commentaire sur le sujet sur ce blog et sur Babelio 😉

      J’aime

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