Contemporain

Trop blanc pour vous, d’Yvan Landis

Mon avis : voir fin d’article.

Genre : Contemporain.
Première édition : 2019.
Présentation de l’éditeur : « Roux et fils unique, Michel grandit auprès d’une mère étouffante. Elle le couvre d’amour, guide et construit sa vie de « petit blanc des hauts ». Peau blanche et constellée de taches de rousseur, il n’en est pas moins insulaire, créole et réunionnais. Au moindre éloignement du giron maternel, il ploie sous les attaques les plus inattendues de la férocité humaine, dont un racisme qui ne montre pas son visage et ne dit pas son nom.
En parcourant La Réunion des années 70, nous plongeons dans les paradoxes et la diversité de sa population. L’histoire est aussi la fresque d’une vie brutale et vouée à l’oubli, une réflexion sur l’isolement, l’amour aveugle d’une mère et un plaidoyer contre la bêtise, la brutalité, le rejet et le racisme.
« 

Ma chronique :

Tout d’abord, je remercie Babelio et Storia Éditions pour l’envoi de ce livre.

Michel est un jeune garçon qui grandit dans les années 60 sur les hauteurs de l’île de la Réunion, dans une maison isolée avec sa mère qui l’a eu tardivement et qui le couve. Ce roman nous raconte un racisme peu courant, celui d’un enfant blanc mais roux et à la peau couverte de taches de rousseur qu’il déteste, dans un environnement majoritairement métis ou noir. Il est le souffre-douleur de la cour de récréation, injurié puis battu par ses camarades de classe. Un peu simplet, il ne comprend pas les leçons et déteste l’école, et il revient toujours avec soulagement dans la maison maternelle.

Mais sa mère l’entoure constamment de sa trop grande sollicitude, et pensant bien faire elle lui construit sa vie. Malheureusement, cet esprit simple n’a pas appris « la vie » ni les relations humaines. Il aimerait partir, prendre son indépendance… Difficile d’en parler plus sans divulgâcher l’histoire.

Nous découvrons des paysages, une société, une culture et des modes de vie… Le lecteur métropolitain sera transporté et dépaysé.

Et surtout, c’est une histoire forte, très forte. La fin éclaire tous les événements passés, avec un sens de l’inéluctable et un destin façonné dès l’enfance. Cette lecture est mémorable, et la fin m’a énormément touchée.

Malgré tout, ce livre a un défaut : il contient quelques erreurs d’orthographe ou de syntaxe, couplées à certaines formules lyriques… à retravailler dans le choix des mots. Curieusement, c’est surtout la première partie du récit qui recèle ses défauts. En clair : ce livre, qui est une histoire formidable, n’a pas bénéficié d’une correction professionnelle, à tel point que je me suis demandé si ce n’était pas un livre autoédité (je n’ai pas trouvé trace de l’éditeur). Sur le fond, ça ne me dérangerait pas puisque je lis de l’auto-édition. Mais ici une correction aurait été nécessaire sur certaines phrases. C’est vraiment dommage, car j’ai beaucoup aimé ce roman. Il aurait mérité un meilleur traitement, et j’espère sincèrement qu’une révision en sera faite. Car alors ce sera pour moi un livre « cinq étoiles ».

Mais si vous n’êtes pas attaché à l’orthodoxie de l’écriture, foncez le lire !

Mon avis : Pour l’histoire 19/20, pour le texte… j’attends une version révisée !

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