Science-Fiction, Space-Opera

Babel 17, de Samuel R. Delany

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 1973 en VF (Babel-17, 1966 en VO).
Présentation de l’éditeur : « Au cours d’un conflit interstellaire, l’Alliance terrienne se voit menacée par une série d’attentats visant ses installations stratégiques les plus sensibles. Ces attaques coïncident avec des émissions dans une langue impénétrable : Babel 17. Les autorités militaires font appel à Rydra Wong, cryptographe extraordinaire et poétesse renommée, pour résoudre l’énigme. Aux commandes du vaisseau spatial, le Rimbaud, et de son équipage hétéroclite, Rydra part vers les étoiles, sur la piste des concepteurs. Mais plus elle en apprend sur Babel 17, plus ses schémas de pensée seront altérés… Lauréat du Prix Nebula Le space opera revu par un auteur-phare de la Nouvelle Vague en SF. »

Ma chronique :

Dans un lointain futur, les galaxies sont colonisées, et deux camps s’affrontent : l’Alliance Terrienne et les Envahisseurs. Des attentats surviennent dans l’Alliance, systématiquement précédés d’un message codé que ne parviennent pas à déchiffrer les autorités militaires. Celles-ci font appel à une poétesse spécialiste des langues, qui aura l’intuition que ce code est une langue. Mais encore faut-il comprendre cette langue ! L’héroïne constitue alors son équipage et se lance dans une véritable enquête au cœur d’un univers en guerre.

Par bien des aspects, c’est un livre typique de la SF des années 60 : le thème space opera, le délire sur les traits physiques de certains personnages friands de « cosméchirurgie » qui consiste à se faire greffer des implants improbables…

Le roman contient ce qu’il faut de personnages marquants, de décors, de rebondissements et d’intrigues à résoudre pour plaire au plus grand nombre.

Quant à l’histoire elle-même, au départ j’ai vraiment été emportée par les aventures mouvementées de l’héroïne et son équipage. Mais par la suite, j’ai été parfois perdue par certains enchaînements d’événements ou certaines descriptions pas très claires dans l’écriture (ou est-ce la traduction ?). Cependant, je me suis aperçue qu’en fermant le livre de temps en temps les choses s’éclaircissaient dans mon esprit. C’est donc un roman qui nécessite un peu de recul pour être apprécié, il n’est pas dans l’immédiateté.

La réflexion sur l’importance du langage dans la construction de la pensée est vraiment intéressante, et permet de classer cet ouvrage à part au sein du space opera. L’auteur a visiblement travaillé ce sujet, avec l’idée d’utiliser un langage comme arme et non comme simple code.

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