Fantastique, Science-Fiction, SF Générale

La mort vivante, de Stefan Wul

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 1958.
Présentation de l’éditeur : « Loin de la terre désertée, Joachim désire poursuivre des recherches biologiques en un temps où le Consistoire l’interdit, car, désormais, la hiérarchie religieuse a reconquis sa toute-puissance. Il fuira donc une planète d’exil pour poursuivre ses travaux en toute liberté. Martha a vu mourir sa fille. Elle dispose de la puissance et de la fortune. Joachim ne peut ressusciter la fille de Martha, mais, peut-être est-il en son pouvoir d’en créer, l’exacte réplique. Au risque de déchaîner « la mort vivante »« 

Ma chronique :

Dans un futur lointain, l’humanité a conquis d’autres planètes mais a rejeté la science, accusée d’être la source de tous les mots. À la place, une religion obscurantiste surveille ceux qui osent être scientifiques. Sur Vénus, Joachim est un vieux biologiste qui a l’amour de la connaissance et des livres. Contre son gré, il est emmené sur Terre, alors que plus personne n’est censé y habiter. Sur une planète ravagée par la radioactivité et la montée des eaux, une femme, Martha, lui demande de cloner sa fille morte.

C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de l’auteur. Ici, en quelques phrases, il brosse toute une ambiance, grâce à des pièces creusées à l’intérieur d’une montagne qui s’avèrent être une prison : les pluies sont contaminées et on ne peut pas sortir sans combinaison. Le lecteur a l’impression d’un château gothique des vieux films, jusqu’aux serviteurs qui sont bien étranges. L’entrée est protégée par des araignées géantes, et peu à peu, une atmosphère inquiétante s’installe. Joachim réussit à cloner Lise avec des cellules prélevées sur son cadavre, mais les fœtus grandissent à une vitesse folle et se développent bizarrement : les « jumelles » (qui sont sept) ont un lien puissant entre elles, et rapidement les événements vont être hors de contrôle.

Dans ce très court roman (qu’on appellerait aujourd’hui novella), l’auteur prend le chemin du fantastique, voire de l’horreur, tout en dressant une tragédie grecque (ou plutôt latine si on se tient à certains éléments de l’histoire). Le retournement de la créature contre ses créateurs, la fille contre la mère, le franchissement des règles de la biologie, la lointaine prophétie qui enfin s’accomplit…

Une lecture étonnante tant le cadre s’écarte de la science-fiction habituelle, mais que j’ai appréciée.

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5 réflexions au sujet de “La mort vivante, de Stefan Wul”

  1. Il y a souvent une sorte de cercle vertueux avec les vieux livres « à l’ancienne », en les découvrant aujourd’hui ils ont un vrai goût de nouveauté tant les visions et les manières de raconter ont évolué avec le temps. Si seulement on pouvait en dire autant de la couverture, qui n’est malheureusement pas encore une espèce disparue. 😅

    Aimé par 1 personne

    1. Ah mais, là, j’ai pris une des couvertures les moins ignobles (ce roman a eu plusieurs éditions)^^
      Cependant, aussi étrange que ça paraisse, cette couverture est en lien avec l’histoire 😈😈😈

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