Planet-Opera, Science-Fiction

Le temple du passé, de Stefan Wul

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 1957.
Présentation de l’éditeur : « Se trouver en perdition dans l’espace, c’est assez inquiétant. Atteindre un monde proche et sombrer dans un océan sans fond, c’est plus grave. Se perdre enfin dans un dédale incompréhensible et vivant, c’est catastrophique. Massir aura-t-il assez d’ingéniosité et de volonté pour s’en tirer ? Ou bien ses os pourriront-ils dans le Temple du passé ?« 

Ma chronique :

Je poursuis ma découverte de l’œuvre de l’auteur avec ce court roman d’environ 150 pages.

Massir se réveille brutalement : son vaisseau spatial a été victime d’un accident. Quasiment tout l’équipage est mort, sauf son médecin stagiaire Jolt et le quartier-maître Raol. Le vaisseau est dans un état catastrophique, les accès bouchés par la tôle tordue, les fuites nombreuses, et de violentes secousses menacent la structure. Que s’est-il passé ? Nos héros s’aperçoivent qu’ils sont dans le gosier d’un monstre. Vouiii. Un énorme monstre dont l’organisme est fondé sur une chimie à base de chlore et de silice…., avec des serpents suceurs en guide de parasites. Voilà. La bonne vieille SF est parfois épatante !

Comment se sortir de là ? Massir comprend que le monstre est dans les fonds marins d’une planète inconnue, et il a une idée de génie : il demande au médecin Jolt d’accélérer l’évolution de l’espèce du monstre, en réduisant des millions d’années à quelques mois. Parce que dans cet univers, voyez-vous, les scientifiques ont fait des recherches prometteuses sur le sujet. Ainsi le monstre, sorte de baleine géante, se transformera en batracien et ira sur la terre ferme. Simple comme bonjour. Donc Jolt s’exécute et le monstre évolue. Y-a-qu’à.

Stefan Wul reste un maître dans l’art du worldbuilding : les passages concernant le monstre et son monde sont fabuleux. Vraiment. Pourtant, j’ai été moins émerveillée que dans ses autres romans, la faute à des héros peu palpitants et des faits et gestes trop rapidement survolés. Car à première vue, l’enjeu est là : vont-ils s’échapper du monstre, réussir à réparer le vaisseau et voler à nouveau dans l’espace ? Même si s’esquisse en parallèle le thème de l’impact de l’homme sur la nature, les personnages restent froids, notamment le narrateur face à la mort de ses camarades, et leurs caractères ne sont jamais approfondis. Ce sont des personnages-fonction réduits à leurs actions dans l’histoire.

L’auteur avait une idée dans la tête — évidemment — et la fin est plutôt surprenante. En dépit de moments bien vus et d’une prose soignée, ce roman ne restera pas dans les annales, à cause d’un manque d’émotion alors que les événements dramatiques s’y prêtaient.

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2 réflexions au sujet de “Le temple du passé, de Stefan Wul”

  1. J’allais dire que c’était une modernisation de Pinocchio (ou de Jonas, selon les références), mais la suite a pris une tournure inattendue. 😅
    Heureusement qu’il ne durait que 150 pages donc – ou malheureusement, parce que ça n’aide pas pour créer de l’attachement et de l’émotion ?

    J’aime

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