Science-Fiction, SF Générale

Le fini des mers, de Gardner Dozois

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 1973 (Chains of the Sea).
Présentation de l’éditeur : « Un jour, ils débarquèrent, comme tout le monde l’avait prévu. Tombés d’un ciel bleu candide par une froide et belle journée de novembre, ils étaient quatre, quatre vaisseaux extraterrestres à la dérive tels les premiers flocons de la neige qui menaçait depuis déjà une semaine. Le jour se levant sur le continent américain, c’est là qu’ils atterrirent : un dans la vallée du Delaware vingt-cinq kilomètres au nord de Philadelphie, un dans l’Ohio, un dans une région désolée du Colorado, et un (pour un motif inconnu) dans un champ de cannes des abords de Caracas, au Venezuela…« 

Ma chronique :

Cette novella de moins de 100 pages se situe au croisement de la science-fiction et du fantastique : d’un côté nous suivons l’atterrissage de quatre étranges vaisseaux extraterrestres sur la Terre, provoquant des réactions disparates dans la population et chez les gouvernements ; et d’un autre côté nous découvrons Tommy, enfant d’une dizaine années vivant dans un foyer violent et maltraitant, peu à peu mis à l’écart de l’école et de ses camarades. Mais Tommy voit et échange avec des êtres mystérieux, et transforme son morne quotidien en histoires merveilleuses.

Ce n’est qu’à la fin du récit que le lien est établi entre ces deux arcs narratifs ; je ne vous en parlerai donc pas, afin de ne pas divulgâcher. Mais soyez prévenus : même si la trame s’avère très intéressante, l’intrigue s’enfonce dans la noirceur.

L’auteur a mêlé avec intelligence un thème ultra-classique de science-fiction (l’arrivée d’extraterrestre) avec un schéma connu du fantastique (seul un enfant voit des êtres merveilleux), cependant je suis restée un peu mitigée sur ma lecture. La maîtresse de Tommy se montre très dure envers son élève en difficulté, elle se révèle presque sadique et l’humilie en classe ; le psychiatre est tout simplement incompétent et ne cherche pas à connaître son patient ; ses camarades s’éloignent de lui pour des raisons qui m’ont laissée perplexe. Même si cette novella a été écrite dans les années 70, j’ai du mal à croire qu’à l’époque il existait encore de tels adultes, et cela m’a empêché d’être convaincue par l’isolement du garçon qui se réfugie dans son monde merveilleux. De plus, la prose est parfois lourde, et j’aurais aimé des paragraphes plus aérés.

En conclusion, de très bonnes idées dans cette histoire, mais je ne suis pas complètement entrée dedans.

4 réflexions au sujet de “Le fini des mers, de Gardner Dozois”

  1. « j’ai du mal à croire qu’à l’époque il existait encore de tels adultes » : je pense qu’il en existe même encore aujourd’hui malheureusement. Mais même en admettant ça, je n’ai pas réussi à rentrer plus que toi dans cette novella. Ah ça, elle ne manque pas de noirceur, c’est sûr, elle est même bien déprimante. ^^’

    Aimé par 1 personne

Répondre à lecturesenvacances Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s