Policier, Policiers et Thrillers

Fermer les Yeux, d’Antoine Renand

Genre : Policier.
Première édition : 2020.
Présentation de l’éditeur : « Un enquêteur à la retraite, hanté par une erreur qu’il estime avoir commise quinze ans plus tôt.
Un jeune auteur, considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série.
Une brillante avocate, dévouée à la défense d’un homme victime, selon elle, d’une effroyable injustice.
Ensemble, ils devront débusquer le plus insaisissable des prédateurs.
2005. Dans un village perché d’Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît.
Rapidement, les habitants s’organisent et lancent des battues dans la nature environnante.
Les recherches se prolongent jusque tard dans la nuit mais ce n’est qu’au petit matin que le gendarme Tassi découvre quelque chose….
« 

Ma chronique :

Je remercie NetGalley et les éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce livre.

Dominique Tassi, gendarme rongé par l’accident qui a coûté la vie à sa fille, participe à la recherche d’une fillette disparue dans un village de l’Ardèche et découvre son corps. Des années plus tard, à la retraite, il entend un reportage sur le meurtre d’une jeune fille qui le fait douter d’avoir envoyé en prison le bon coupable.

La vie et la mentalité d’un village perdu de province sont restituées de manière convaincante, tout comme celles de villes plus importantes, ce qui fait partie de l’intérêt de ce roman. Les personnages sont assez typiques du genre — y compris l’enquêteur torturé — mais on y croit. De façon plus générale, j’ai ressenti à la lecture l’autre métier de l’auteur : celui de scénariste. En effet, tout au long du livre j’ai imaginé les scènes qui sont très visuelles et décrites comme dans un film ou un téléfilm. Le rythme enlevé de la narration renforce cette impression et donne envie de tourner les pages afin de connaître le fin mot de l’histoire.

Parfois, j’ai trouvé que le hasard faisait trop bien les choses, comme lors du début du récit où le gendarme s’arrête sur la route pour appeler son fils et oh ! c’est là qu’il voit le corps de la victime. Parfois aussi j’ai pensé que la maîtrise de la narration était hésitante, quand une narration omnisciente s’infiltrait dans la narration « point de vue du personnage ». Malgré tout je passais outre, car l’histoire est très prenante même si elle reste classique.

Plusieurs centaines de pages palpitantes, l’intrigue principale est élucidée ou presque, puis… une déception sur les vingt dernières pages. Car pour définitivement résoudre une ultime interrogation en suspens, l’auteur met en scène un retournement de situation où un des protagonistes raconte un événement qu’il avait caché à tout le monde, même au lecteur. Alors que nous l’avions suivi en narration « point de vue du personnage » pendant plusieurs chapitres. Le personnage revient sur une scène où nous l’avions vu agir tout du long, mais oh ! non, il nous avait dissimulé une partie de la séquence. Ce type de révélation pourrait sans doute passer à l’écran, en mode flash-back, car la distinction entre narration omnisciente et point de vue du personnage est floue. Mais dans un texte écrit, c’est suffisamment détonnant pour ne pas être crédible. Dommage.

L’auteur précise à la fin du livre qu’il s’agissait à l’origine du scénario d’un film jamais tourné, ce qui explique cette fin peu adaptée à la lecture.

Cependant, je garde un bon souvenir de ce polar, mais j’aurais attribué une note plus élevée sans les dernières pages.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s