Fantastique

Serpentine, de Mélanie Fazi

Genre : Fantastique.
Première édition : 2004 (recueil de nouvelles).
Présentation de l’éditeur : « Une boutique de tatouage où l’on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d’autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l’on fait d’étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier… Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord… mais qui s’ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l’on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule…« 

Ma chronique :

Ce recueil de nouvelles est le premier livre que je lis de cette auteure, qui généralement bénéficie de commentaires très flatteurs.

Les histoires, toutes dans un univers fantastique sombre et parfois même pessimiste, sont écrites dans un style très littéraire et très riche. Les trames des nouvelles elles-mêmes sont minces, l’intérêt réside dans le cheminement intérieur des personnages. Mais après quelques dizaines de pages, j’ai été lassée par l’extrême richesse des phrases, j’ai ressenti un trop-plein de descriptions des pensées des protagonistes, le tout dans un univers souvent inquiétant ou désabusé.

Il n’en reste pas moins que certaines pages sont belles, et que quelques histoires sont touchantes, mais je me suis forcée à finir le recueil.

En résumé, cette auteure n’est pas faite pour moi !

Serpentine : le narrateur entre dans un salon de tatouage, et demande à l’artiste de créer un dessin bien particulier.

Élégie : Une femme a perdu ses jumeaux deux ans plus tôt. Elle monte sur la colline où une peluche avait été récupérée. Une courte nouvelle émouvante sur le désespoir d’une mère.

Nous reprendre la route : Anouk se retrouve seule sur une aire de repos presque déserte, après que le bus qui l’amenait à Strasbourg l’a oubliée.

Rêves de Cendres : à l’âge de 7 ans, Bérénice avait vu un oiseau de feu dans la cheminée et s’était brûlée en voulant le toucher. Elle grandit fascinée par le feu. Une nouvelle dérangeante sur une petite fille qui pense voir un phœnix, mais en réalité qui se fait du mal.

Matilda : le narrateur assiste enfin au concert de son idole, qui n’a pas chanté depuis plusieurs années et qui avait annulé la fin de sa dernière tournée.

Mémoires des herbes aromatiques : de nos jours, Circé tient un restaurant grec où Ulysse, qui ne l’a pas vue depuis les temps mythiques, vient dîner. La chute est bien vue et nous rappelle que l’Odyssée a quelques archétypes machistes.

Petit Théâtre de Rame : Dans le métro parisien, divers personnages voyagent dans les rames… Quel est leur lien ?

Le Faiseur de Pluie : en vacances en Italie dans la maison familiale, deux cousins qui s’ennuient dessinent le faiseur de pluie selon le conte raconté par le père de l’un d’entre eux. Une nouvelle sur l’enfance qui voit ce que les adultes ont oublié.

Le Passeur : un peintre a assassiné une adolescence et jeté son corps dans le fleuve. Mais celle-ci l’obsède encore.

Ghost Town Blues : une ville perdue dans un décor du Far West américain. Un jeune homme naïf arrive dans le saloon et attire l’attention d’un trio de brigands. L’homme est un loup pour l’homme.

6 réflexions au sujet de “Serpentine, de Mélanie Fazi”

  1. Je te trouve un peu sévère. « Serpentine » avait été suivi par « Notre-Dame aux écailles », un autre recueil à profil semblable. J’avais littéralement adoré les deux. Le créneau de l’auteure fut délibérément d’user d’un Fantastique classique (que j’ai toujours adoré) dans ses thèmes et de l’insérer dans un background moderne. Ce parti-pris impliquait l’utilisation d’une prose riche. Il y a de plus pour me plaire, à mon sens, l’usage du format court de la nouvelle dont je suis friand. Etait sorti plus tard « Arlis des forains », un roman qui, justement parce qu’il était roman, me laissa sur ma faim. J’ai encore en rayon, pas encore lu, un autre recueil en Folio intitulé « Le jardin des supplices » dont j’attends beaucoup.

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    1. Je sais bien que la plupart des lecteurs ont aimé ce recueil. Mais moi, j’ai vraiment fini par avoir du mal avec ce recueil. Ce n’est pas ma tasse de thé (et tant mieux pour l’autrice si elle a un public qui l’apprécie, il en faut pour tout le monde !).

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