Fantastique

Shining, l’enfant lumière, de Stephen King

Mon avis : 20/20.

Genre : Fantastique (Horreur).
Première édition : 1977 (Shining).
Présentation de l’éditeur : « Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…
L’hiver, l’hôtel est fermé.
Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien.
Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance: c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.
Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus.
Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel?
Un récit envoûtant immortalisé à l’écran par Stanley Kubrick.
« 

Ma chronique :

C’est le premier livre de Stephen King que je lis, et de façon générale je ne suis pas attirée par la littérature fantastique, encore moins par les récits d’horreur. Mais ce livre est un vrai coup de poing !

Dès les premiers chapitres, j’ai été impressionnée par la capacité de l’auteur à raconter le quotidien d’Américains moyens qui s’enfoncent dans la paupérisation. Les petits gestes donnent réellement vie aux personnages et révèlent leurs failles. Stephen King est aussi très fort pour créer des protagonistes réalistes. Le père Jack est un écrivain raté et ex-alcoolique qui a saboté sa carrière de professeur. La mère Wendy subit les événements. Enfin, l’enfant Danny a un don étrange qui lui permet de connaître l’état d’esprit des personnes qui l’entourent, même s’il est trop jeune pour les comprendre.

La famille s’installe à l’hôtel Overlook, car le père a été embauché comme gardien pour les mois d’hiver où l’établissement est coupé du monde. Peu à peu, des manifestations mystérieuses instillent la peur chez les membres de la famille et chez le lecteur. Le passé maudit de l’hôtel refera-t-il surface ? L’Overlook est-il capable d’exacerber les faiblesses de chaque être humain pour les happer, voire les tuer ? La paranoïa s’installe lentement dans les esprits de Jack et de Wendy, les parents de Danny.

J’ai lu la deuxième moitié du livre en ayant réellement peur pour les membres de la famille. L’auteur est vraiment très doué, et mieux vaut ne pas avoir un cœur fragile si on lit ce récit !

Ce livre est pour moi une grande découverte.

Mon avis : 20/20.

6 réflexions au sujet de “Shining, l’enfant lumière, de Stephen King”

  1. Critique d’intérêt.

    Je n’ai pas lu « Shining » (çà viendra), beaucoup d’autres King si.
    Ton ressenti sur ce seul roman s’avère aussi pertinent au regard du reste de la production de l’auteur.

    Oui King est auteur fantastique (voire horrifique à bas bruit). Mais pas que …

    C’est d’abord un conteur prolifique hors-normes qui connait les ficelles du page-turner. Cette aptitude nourrit son homme depuis des décennies.
    A l’aide de cette compétence il s’accole au Fantastique pour cibler une clientèle fidèle et accroc qui l’achète. Il l’utilise ponctuellement dans le corps du récit à l’apex de montées en suspense.
    Dans le creux des vagues qu’il crée, au calme qui précède les tempêtes, il installe de longues digressions qui le montrent auteur de littérature générale. Dans l’œil du cyclone King dissèque alors l’essentiel à mon sens de son propos : l’American Way of Life dans le quotidien de ses personnages.

    Page turner, Fantastique et littérature générale me semblent les maitres-mots de son œuvre.

    Chacun de ses lecteurs vient ainsi vers ses romans en fonction de l’équilibre entre ces trois composantes qu’il souhaite y trouver.

    Cette attitude littéraire tripartite a des conséquences : les pavés sont inévitables (il est presque incapable d’une nouvelle courte), ses œuvres revisitent de façon moderne et efficace les standards du Fantastique, le succès sans cesse renouvelé qui est le sien se nourrit encore et toujours des évolutions incessantes de l’American Way of Life.

    Mes meilleusr King : « Cà » parce qu’il digresse énormément et se pose en littérature blanche plus qu’en Fantastique, « Simetière » car le thème central est difficile à aborder sans choquer et qu’il y parvient très bien, « La part des ténèbres » qui aborde le métier d’écrivain et des difficultés à créer, « Sac d’os » car c’est une vraie histoire humaine.

    Aimé par 1 personne

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