Post-apocalyptique, Science-Fiction

Le Monde Après, de Aodren March’oc

Mon avis : 18/20.

Genre : Science-Fiction (post-apocalyptique).
Première édition : 2017.
Présentation de l’éditeur :
« — 12 septembre 2036 — Un cataclysme ravage la surface de la Terre, modifie son relief et réduit l’humanité à quelques communautés dispersées et isolées sur le globe.
Pendant la catastrophe, des satellites ont réalisé une cartographie de la Terre pour disposer d’une base de données sur l’état du monde. Malheureusement, le seul exemplaire utilisable disparaît…
— En septembre 2087 — La Terre est devenue une planète inhospitalière, inconnue des rares communautés humaines qui subsistent. Tout déplacement y est long et périlleux. Privé de repère, l’homme doit pourtant repartir à sa conquête s’il veut survivre.
Après plusieurs décennies de réorganisation et d’alliances, deux blocs s’affrontent pour obtenir la suprématie. Le premier bloc, « le monde libre », est constitué de cités et de commanderies, dont le centre décisionnel se trouve à Tours. Le second est un agglomérat de cités affiliées à un génie du mal : Valcre. Entre les deux, des groupes armés, agissant généralement pour le compte de Valcre sillonnent les zones non contrôlées.
Un beau jour, des éléments nouveaux concernant la base de données cartographique refont surface. Conscients de l’enjeu, les deux blocs vont tout mettre en œuvre pour s’en emparer.
« 

Ma chronique :

C’est toujours un risque de commencer un livre auto-édité, mais en l’occurrence c’est une belle surprise !

J’ai été attirée par ce roman, car c’est un post-apocalyptique se déroulant en France. Même s’il ne renouvelle pas le genre, il offre une lecture captivante.

Un cataclysme a ravagé la Terre : tous les gouvernements s’étaient alliés pour financer les armes pouvant détourner un météorite, mais un groupe d’intégristes fit capoter le projet, et des morceaux de la Lune détruisirent la quasi-totalité de la surface. Ce jour-là, un Français réussit à sauver les dernières données cartographiques permettant de voir les zones épargnées et celles à éviter.

Des décennies plus tard, le monde a profondément changé et les rares survivants se sont organisés comme ils ont pu. Tours, transformée en ville-forteresse, est le centre du Monde Libre. Soutenant quelques colonies alentours qui tentent de se développer, cette ville a une organisation à la fois moyenâgeuse et militaire, tout en maintenant un système démocratique. Ce Monde Libre tente de conserver une civilisation, mais il peine à intégrer les réfugiés, et il est continuellement à la recherche de matériel et d’armes anciennes à récupérer malgré le danger dans les campagnes, les difficultés de communication et le risque d’espionnage du camp ennemi.

Reims, quant à elle, est le siège de Valcre, un puissant seigneur de guerre qui règne grâce à la terreur et qui n’a pas hésité à réinstaurer l’esclavage. Son système est à la fois très hiérarchisé et violent, reprenant le thème classique en post-apo de la sauvagerie qui revient quand il n’y a plus de civilisation ni de lois, sauf la loi du plus fort.

Enfin, les campagnes sont quasiment abandonnées et en proie à des bandes dangereuses, dans un climat refroidi par l’atmosphère polluée par les poussières de la lune, accentuant ainsi l’aspect sombre de l’histoire. On a très, très froid, dans ce livre.

La découverte de l’emplacement des données cartographiques va entraîner une course contre-la-montre entre ces deux embryons de puissance vers les ruines habitées de Paris, car celui qui possédera ces données aura un atout formidable pour l’emporter sur l’autre camp. L’auteur nous entraîne dans une aventure avec un rythme de plus en plus soutenu et prenant, qui fait qu’on pardonne bien volontiers quelques petites facilités scénaristiques.

Les personnages du monde libre sont plutôt crédibles et on suit leurs aventures avec intérêt et inquiétude, tant le danger est partout. Les sbires de Valcre sont quant à eux très différents les uns et autres, et nous avons inévitablement quelques méchants vraiment très méchants mais ils permettent des scènes très marquantes. La stratégie et les tactiques sont une part importante de l’avancée des uns et des autres, au-delà de nombreux combats armés.

Le livre a une vraie fin, mais on devine une suite possible… que je lirai avec plaisir si elle paraît un jour !

Mon avis : 18/20.

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