Planet-Opera, Science-Fiction

La Planète Géante (Les Aventuriers de la Planète Géante, tome 1), de Jack Vance

Mon avis : 12/20.

Genre : Science-Fiction (Planet-Opera).
Première édition : 1957 (Big Planet).
Présentation de l’éditeur : « L’attentat a réduit leur vaisseau en miettes et les a précipités sur la Planète Géante, un monde farouche et dangereux qui, quelques générations plus tôt, servait encore de lieu d’exil pour tous les parias de la galaxie. Pour survivre dans ce monde où l’absence de métaux interdit toute technologie, les occupants de l’épave n’ont plus qu’une solution : rejoindre à pied l’Enclave terrienne, de l’autre côté de la planète… à quelque 65 000 kilomètres de là ! En retraçant le périple de quelques intrépides à travers les paysages sauvages d’un monde démesuré, La Planète Géante conjugue le goût de la découverte d’un Daniel Defoe avec le souffle épique des meilleurs films de Sergio Leone. »

Ma chronique :

Le vaisseau d’une commission terrienne est victime d’un attentat et s’écrase sur la Planète Géante. Pour rejoindre l’Enclave Terrienne, les survivants doivent parcourir soixante-cinq mille kilomètres (eh oui, la planète est … géante) en traversant des zones contrôlées par des peuplades souvent hostiles.

Ce roman, écrit une dizaine d’années avant le Cycle de Tschaï, en contient tous les prémisses, même si il n’est pas exempt de défauts qui seront atténués dans la saga la plus connue de l’auteur. La trame de fond est similaire : une aventure dans un environnement dangereux, au sein d’un univers aux multiples paysages, peuples, faunes et flores, couleurs… Cependant, les sociétés rencontrées sont généralement moins travaillées (et parfois pas du tout), les décors naturels sont trop rapidement esquissés, et à l’exception du héros principal les personnages sont peu ou pas approfondis, donc on se s’attache pas à eux. L’intrigue elle-même très linéaire.

Le récit ressemble à un prétexte pour présenter le monde imaginaire de l’auteur. La Planète Géante est peuplée de descendants d’humains qui ont quitté la zone d’influence terrienne pour leur « indépendance » car ils refusaient de vivre comme des robots obéissants et sans âme (selon eux), mais pour les Terriens les premiers colons étaient avant tout des inadaptés. Dans ce monde sans technologie car sans métal, l’auteur imagine qu’au fil des générations les colons ont inévitablement recréé des sociétés primitives et inégalitaires, ce qui est une idée intéressante. On y croise souvent des esclaves, les femmes sont méprisées et elles ne s’appartiennent pas, les enfants ne connaissent pas l’école et apprennent très jeunes un métier traditionnel. Il vaut mieux être armé et savoir se battre quand on entame un voyage. Quelques villes plus évoluées existent cependant, mais elles ont fondé des micro-sociétés parfois luxueuses mais peu attirantes. Et soyons clairs, la vie n’a pas de valeur sur la Planète Géante.

La méconnaissance des femmes qu’a l’auteur (si on veut exprimer les choses gentiment) transparaît, notamment avec deux adolescentes décrites comme très piailleuses et frivoles. Et des hommes soit-disant civilisés (car venant de la Terre) sont ravis de les prendre comme compagnes! Si on fait le lien avec une protagoniste apparaissant dans le dernier tome du Cycle de Tschaï, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’auteur a un problème avec les adolescentes. C’est vraiment le sujet le plus gênant chez Jack Vance, au-delà d’une misogynie dans le traitement de ses personnages (fréquente dans les romans de SF écrits à cette époque).

En conclusion, un roman qui n’est pas le plus grand de l’auteur car il y a encore beaucoup d’éléments à travailler et approfondir, mais malgré tout le livre se laisse lire.

La suite a été écrite une vingtaine d’année plus tard, je vais découvrir si elle est meilleure.

Mon avis : 12/20

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