Jeunesse, Post-apocalyptique, Science-Fiction

Niourk, de Stefan Wul

Mon avis : 17/20

Genre : Science-Fiction.
Première édition : 1957.
Présentation de l’éditeur : « Les hommes ont régressé à un stade primitif après une catastrophe nucléaire qui a bouleversé la planète. La survie s’est organisée au cœur de tribus. Dans l’une d’elle vit un enfant noir, rejeté par les siens à cause de sa différence. Lorsque l’enfant est condamné à mort par leur chef, il se met alors en route vers Niourk, la ville des dieux, en quête de nourriture. Mais dans cette métropole abandonnée ne subsistent que ruine, radiations et machines étranges…« 

Ma chronique :

Un joli livre de SF française des années 50, souvent classé en littérature jeunesse. Si vous avez des enfants à la maison, n’hésitez pas à leur mettre ce livre dans les mains (mais c’est très bien aussi pour des adultes) : c’est bien écrit, et il se lit d’une traite.

Dans un lointain futur, la Terre est desséchée et dépeuplée, et une tribu retournée au stade chasseur-cueilleur survit au fond de ce qui était autrefois l’océan Atlantique. Une tribu qui a oublié le passé des Hommes. L’enfant noir, membre de la tribu mais mis à l’écart, est condamné par le Vieux, qui est le grand sage du clan. Mais le Vieux disparaît dans les ruines d’une immense ville nommée Santiag, que les membres de la tribu considèrent comme la ville des dieux. L’enfant noir entame alors un périple pour retrouver le Vieux, puis il va aller à la recherche de la ville de Niourk, pensant que c’est la volonté d’un dieu.

L’enfant noir parcourra des milliers de kilomètres, affrontera des bêtes sauvages et des monstres, et sera confronté aux restes mystérieux de la civilisation humaine.

À travers ce voyage initiatique, l’auteur livre sa propre réflexion sur ce qu’est un être humain, question récurrente de la SF. Il aborde des thèmes aussi divers que les superstitions, la différence entre la réalité et ce qu’on croit être la réalité, le pouvoir et la soumission, l’impact de l’homme sur la nature, mais aussi le savoir, la technologie et la civilisation. En toile de fond, le « simple » enfant paraît être le plus sensé de tous les personnages.

Stefan Wul arrive à faire passer ses messages aisément en s’adressant aux jeunes lecteurs, mais en tant qu’adulte j’ai tout autant apprécié. Quelques moments sont assez poétiques. Par exemple, les morts atteints d’une maladie très particulière gonflent à cause de l’hélium dans leurs corps et s’envolent : cela m’a évoqué à des ballons baudruches pour enfant.

En résumé, un livre à la fois simple et riche, même si on peut regretter sa fin un peu rapide.

Cette lecture m’a donné envie de découvrir les autres romans de cet auteur !

Mon avis : 17/20

2 réflexions au sujet de “Niourk, de Stefan Wul”

  1. Belle chronique qui met en devant de scène les principales problématiques soulevées par le roman. Ce Niourk de Wul je l’ai lu il y a un paquet d’années. Je devais même être encore adolescent. Ce fut certainement en édition originale (que je possède toujours). J’en garde un bon souvenir (comme de tous les Wul). Ce qui subsiste vraiment de la lecture reste après tant d’années le final en abime qui ressemble vraiment à l’ultime scène ciné de « la planète des singes » (celle des 60’s)

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